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Défi looser : Ne pas gérer ses émotions en bourse

Voici un challenge qui sort des sentiers battus sur la loose et le sujet du jour concerne le fait de ne pas savoir gérer ses émotions en bourse. Alors que tous les sites d’investissement apprennent à gagner de l’argent, je vais vous apprendre aussi comment ne pas en perdre et surtout éviter certaines erreurs !

Plus sérieusement, cette série d’articles dans le « challenge looser » est faite pour identifier nos biais d’investisseurs qui font que nous pouvons aller droit dans le mur. Les identifier, c’est mieux les combattre mais parfois on ne se rend même pas compte au vu de l’inexpérience, l’égotisme ou l’influence.


Dans cette vidéo,

Je détaille plus en profondeur certains sujets vus dans cet article que je juge essentiel et j’aborde d’autres notions que je développe tout autant. Vous pouvez aussi retrouver en format vidéo les différents challenges « Bourse » :


Du fait de ma quarantaine passée, j’ai pu introspecter sur mes erreurs et pu constater celles des autres. Je parle bien évidemment d’erreurs d’investissements. Car oui, même les meilleurs investisseurs commettent des erreurs de parcours dans leur périple. Si la réussite de ces maitres investisseurs vous intéressent, j’ai réaliser une série d’article dont le premier était : Peter Lynch, l’un des meilleurs investisseurs au monde.

Oui, un investissement mal pensé, mal réalisé peut conduire à votre perte et il vous faudra du temps pour vous remettre d’aplomb. Je crois sincèrement qu’il est possible de gagner de l’argent. Savoir comment ne pas perdre d’argent est un déjà un signal positif et ce challenge va mettre en exergue nos vilaines pulsions. Sous ce titre amusant, les articles permettront au contraire une vraie réflexion à nos manières d’investir. Si un de mes articles vous oriente vers un nouveau chemin, j’en serai très satisfait.

Certaines erreurs sont à identifier pour pouvoir :

  • Eviter de refaire les mêmes erreurs d’investissements
  • Ne pas perdre de temps dans sa quête de réussite financière
  • Ne pas perdre d’énergie positive
  • Continuer à investir et instaurer un cercle vertueux pour continuer à se développer

Garder le cap dans votre investissement boursier !

Je vais prendre en référence le SP500 qui est la bible pour la grande majorité des investisseurs en bourse. Avec ses 500 sociétés et reflétant le premier marché mondial, le SP500 fait sens.

Bien que l’indice SP500 ait reculé de 18 % en 2022, il faut savoir que de telles baisses plutôt sévères ne sont pas courantes. Si l’on remonte à 1929, année du plus grand krach boursier de l’histoire, le SP 500 n’a connu que 8 baisses comprises entre 10 % et 20 %. au sein d’une année civile.

Il s’agit d’un chiffrage plutôt faible par rapport aux 69 années civiles où l’indice a affiché un rendement positif sur une même année . Il est aussi rare que le SP 500 enchaine des rendements négatifs en suivant au cours de 2 années civiles. C’est seulement arrivé :

de 2000 à 2002 avec l’éclatement de la bulle technologique,

de 1939 à 1941 avec la seconde guerre mondiale,

et bien entendu de 1929 à 1932 avec la grande dépression.

Ce sont des événements macroéconomiques historiquement importants qui ont pesé sur le sentiment des marchés boursiers sur plusieurs années.

Comme vous pouvez le constater, les années consécutives de perte boursière sont très rares (couleur vert pale)

Plus la perte boursière est grande, plus le chemin à refaire est important !

C’est une notion importante à prendre en compte pour un investisseur.

Si vous perdez 50% sur une action ou un ETF, il ne vous faudra pas faire + 50% pour revenir au statu quo. Et non ! Voici quelques chiffres de pertes pour vous faire comprendre la tache à surmonter :

En reprenant mon exemple, si -50%, c’est +100% pour faire du break even. Et si vous avez fait du -40%, il vous faudra faire du +66,7% ! Et si nous obtenons ensuite un rendement correct annualisé de 6%, il vous faudra respectivement 11 ans et 11 mois ou 8 ans et 9 mois pour ne pas perdre d’argent.

De nombreux investisseurs n’ont ni la patience ni la capacité financière pour résister à de telles débâcles. Même si c’est le cas, beaucoup succomberont au stress créé par les fortes chutes et vendront à perte. En d’autres termes, l’impact financier et émotionnel entraine d’importantes défaites boursières C’est notre waterloo !

Timer et faire du trading sur les marchés boursiers est donc difficile. Trop souvent, les investisseurs vendent tôt, passant ainsi à côté d’un rallye boursier. Conserver ses placements pendant les bear ou bull markets permettent de générer des rendements importants sur de longues périodes. Le graphique ci-dessous montre comment le fait d’essayer de timer le marché peut réduire la capitalisation de votre portefeuille :

Source JP Morgan sur 20 ans

Qu’observe t’on ?

10 000 euros investis sur 20 ans et sur un ETF SP 500 auraient généré un capital final de 64 844 euros.

Si vous raté les 10 meilleures hausses quotidiennes boursières, votre capital final sera de 29 708 euros. C’est violent ! Oui, plus de 50% de perte de gain ! Les ventes émotionnelles provoquent non seulement des pertes, mais entrainent également les investisseurs à rater les meilleurs jours du marché. Par exemple, si vous n’étiez pas investi le 13/10/2008, l’investisseur aurait raté une belle hausse de 11%. Les plus belles hausses ont lieu pendant les marchés baissiers. Au cours des 20 dernières années, 7 des 10 meilleurs jours se sont produits lorsque le marché était en bear market. La majorité des meilleurs jours ont lieu peu de temps après les pires.

90 % des décisions d’investissement sont influencées par les émotions. Et cela est amplifié lors des marchés fortement haussiers ou baissiers, mettant à l’épreuve le caractère des investisseurs.

Le concept de théorie des perspectives a été développé par Daniel Kahneman et Amos Tversky en 1979. C’est une théorie économique très simple. les pertes ont un impact émotionnel plus important que les bénéfices de même importance. Cela signifie que le coût émotionnel de la perte de 500 euros l’emporte sur la satisfaction de gagner le même montant. Cela permet de mieux comprendre comme les investisseurs modifient leurs stratégies de base.

Ce biais émotionnel caractérise pleinement le graphique ci-dessous :

En noir, la courbe du SP 500.

En bleu la courbe du SP 500 sans les 10 plus mauvais jours boursiers.

En jaune, la courbe du SP 500 sans les 10 plus meilleurs jours boursiers.

Cela laisse à réfléchir ! 😉 Les jours de baisse sont plus violentes que les jours de hausse. Il peut être tentant de dire, avec le recul, que vous avez simplement besoin de manquer les pires jours. Pour rater les pires jours mais profiter des meilleurs jours, il faut une vision parfaite, pas seulement presque parfaite, mais parfaite, à timer le marché.. En termes simples, si vous vous louper sur le timing, vous ne récupérerez peut-être jamais le capital que vous avez perdu.

Le VIX comme capteur émotionnel des marchés

Un certain nombre d’investisseurs tente d’anticiper les marchés avec le VIX. On le nomme l’indice de la peur.

  • Le VIX, est un indice en temps réel sur les attentes du marché en matière de volatilité sur les 30 prochains jours.
  • Le VIX mesure le niveau de crainte ou de stress des marchés.
  • Il est possible de trader le VIX.
  • Le VIX progresse généralement quand les actions baissent et diminue lorsque les actions augmentent.
  • La moyenne à long terme du VIX se situe autour de 21. 

La peur est t’elle bonne conseillère en bourse ?

Et bien non comme on a pu le constater.

La conclusion de cet article est assez simple. Si vous avez le talent d’anticiper les répercussions boursières, le trading est fait pour vous. Au contraire, si vous n’avez pas ce talent et si vous êtes un être humain avec des émotions fortes, conserver vos actifs est la meilleure des options. Investir en bourse est difficile. Votre capital peut perdre 50% et il vous faudra 100% pour le ramener au même niveau et donc sans bénéfice. Et au bout de combien d’années ?

La bourse, c’est aussi ça et pas seulement les rendements historiques à 10%.

Les émotions trop positives comme sources d’erreurs !

Je parle d’indicateur de la peur, de pertes boursières mais le constat est le même en cas de gros gains. Pensant avoir trouvé la méthode miracle, certains grisés par le fait de pouvoir gagner beaucoup d’argent vont faire le choix d’augmenter les mises. Je parle comme si l’investisseur était un joueur mais parfois cela peut être le cas. Et cette trop grande confiance dans les résultats passés fait qu’elle est source de piège. La bourse augmente très souvent mais elle baisse aussi. Ces surréactions dans un sens ou dans un autre fait que nous perdons de l’argent à terme. Le marché des cryptomonnaies est symptomatique : On peut gagner vite et facilement de l’argent mais l’inverse est aussi vrai. Attention à ne pas être trop joueur et à se laisser griser.

J’espère que cet article vous fera réfléchir et je vous dis à bientôt pour un nouvel article !

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